Libellés

Affichage des articles dont le libellé est Idées sorties. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Idées sorties. Afficher tous les articles

mardi 17 février 2015

Envie de sortir à Rennes ? Un guide indépendant sort le 1er mars

Kahina Drider.
Les internautes sont nombreux à consulter Rennes à coup de cœur : depuis quatre ans, le site répertorie les bonnes adresses de la capitale bretonne. Qu'ils se réjouissent, une sélection inédite de resto, bar, boutiques... est bientôt disponible en version papier. Le City-guide de Rennes à coup de cœur sort le 1er mars. Pour les plus pressés, il est en pré-vente, jusqu'au 19 février, sur le site financement participatif  Kiss Kiss Bank Bank. À feuilleter sans modération avant de partir en virée.

Rencontre avec Kahina Drider, directrice de la publication du site Rennes à coup de cœur et créatrice du city-guide du même nom. À 27 ans, elle vient aussi de monter l'Agence Demain, spécialisée dans l'organisation d'événements.



Vous annoncez la sortie du premier guide indépendant de Rennes. Qu'entendez-vous par là ?

Il y a déjà eu beaucoup de city-guides de la ville, mais il s'agissait plutôt de recueils publicitaires. Alors qu'aucune des adresses citées dans le nôtre n'a payé. Il y a évidemment quelques pages de pub. C'est nécessaire pour financer un tel projet, mais ces annonces - le Star, le Forum du livre... - n'ont rien à voir avec le rédactionnel. Il n'y a pas de risque de confusion entre l'éditorial et les pages de pub.

Quelles sont les rubriques proposées, comment se découpe l'ouvrage ?

Il commence par une carte illustrée de la ville. Nous avons ensuite répertorié les adresses incontournables, selon nous. Elle se répartissent en huit rubriques : restaurants ; commerces gourmands - cavistes, boulangeries, traiteurs... - ; salons de thé, bars, boutiques, enseignes beauté - spa, coiffeurs, esthétique, parfumeries... - ; sorties culturelles - opéra, champs libres, cinéma, galeries d'art...
Nous avons aussi introduit les pages "Mes petites notes". Les lecteurs peuvent y ajouter leurs adresses ou mettre des commentaires.


Photo alléchante de David Apiou.

Le guide se termine par dix portraits de Rennais, que disent-ils ?

Nous avons interrogé des habitants légitimes sur leur thématique. Et, au lieu de parler d'eux, ils dressent le petit portrait de leur ville. Par exemple ?  Juliette, blogueuse mode, aborde le style à Rennes. Olivier, critique culinaire, la gourmandise. Michel, architecte paysagiste, la nature, les parcs et jardins.
À la fin, ils proposent un parcours pour découvrir la ville, toujours en relation avec leur spécialité. Par exemple, Anne-Isabelle, guide touristique, décrit un itinéraire historique qui commence place Sainte-Anne.

Comment avez-vous choisi les adresses, sur quels critères ?

Le choix est totalement subjectif. Il s'est fait en fonction de ce qu'on aimait, de ce qu'on connaissait depuis la création du site Rennes à coup de cœur.
ll y a une centaine d'adresses. Toutes ont été testées une à quatre fois. Nous suivons bien sûr quelques critères. Concernant les restaurants par exemple, nous préférons quand l'établissement fait appel à des producteurs locaux, adopte le fait-maison.

Vous ne prétendez donc pas être exhaustifs ?

Nous ne sommes pas le city-guide de Rennes, mais celui de Rennes à coup de cœur.
On nous reprochera peut-être d'être passé à côté de certains établissements, mais ce n'est que la première édition. Nous prévoyons d'en sortir une nouvelle tous les ans. Pas seulement une mise à jour, mais avec des adresses inédites, des nouvelles rubriques, des portraits renouvelés.
Il nous manque aussi une partie nuit - événement, on la rajoutera la prochaine fois.
Et puis, nous sommes ouverts à la découverte. Si les lecteurs nous conseillent telle ou telle adresse, nous irons.


Illustration des Champs libres par Justine Prigent.




Photos et dessins, vous variez les illustrations ?

Justine Prigent, illustratrice attitrée du site Rennes à coup de coeur, apporte sa touche avec de chouettes dessins.
Ensuite, nous voulions beaucoup de photos et qu'elles donnent envie. Une page sur deux en contient : prises de vue de bar, restaurant, de plats... 90 % d'entre elles sont les nôtres, prises par David Apiou. Dentiste de profession et passionné de photos.
Virgine Brégeon a assuré la direction artistique. Elle a réalisé toute la mise en page, le design et la couverture. C'est elle qui, déjà, avait créé le logo de Rennes à coup cœur.

Où peut-on acheter l'ouvrage ?

Il est encore en pré-vente, jusqu'au 19 février, sur Kiss Kiss Bank Bank. Il sort le 1er mars à 2 000 exemplaires. On le trouvera au Forum du livre.


Le City-guide de Rennes à coup de cœur, sorti le 1er mars. Tarif : 16, 90 €.


La couverture réalisée par Virginie Brégeon.







dimanche 16 novembre 2014

À Rennes, le quiz de culture générale enivre les bars. J'ai testé

Trois bars ne s'y sont pas trompés. En programmant un quiz de culture générale un soir par semaine, ils s'assurent à chaque fois un succès. Le pionnier, c'est le Synthi (rue de Châteaudun) avec près de 300 éditions. Son quiz du lundi soir, connu pour être le plus pointu, a ses fidèles depuis le début. Également le lundi, celui du Gazoline (rue Nantaise), que l'on dit le plus rock'n roll, rameute surtout ceux qui veulent se cultiver sans se prendre la tête. Enfin, celui de l'Heure du jeu (boulevard Magenta) est tellement prisé qu'il faut réserver sa place .
Pourquoi tant de succès ? J'ai passé une soirée à l'Heure du jeu. Le quiz a lieu tous les mardis.

Verdict : On n'y va pas pour se taper une barre, mais les conditions sont telles qu'il est difficile de ne pas se prendre au jeu. Le temps que les méninges chauffent, on oublie son quotidien.


Boire un verre en se cultivant n'est pas une aberration.

Organisation au cordeau


Le quiz de l'Heure du jeu, considéré comme le mieux orchestré, n'a pas volé sa réputation. Anthony, 28 ans, opérateur de commande au Marché d'intérêt régional (Mir), est accro. Il vient chaque semaine depuis 2012, année de naissance du quiz. "J'en ai essayé d'autres, mais je les trouve moins bien cadrés".


L'heure du jeu est plein tous les mardis.



Le lieu s'y prête : pas ultra chaleureux mais pratique. L'Heure du jeu, qui recèle 650 jeux de société, est pensé comme une ludothèque : table rectangle pour jouer en groupe, décor sobre et pas de musique les soirs de quiz.



Le jeu commence à 20h30 tapante, une fois les équipes formées. Elles doivent comporter trois à quatre personnes. Avec mes trois acolytes, nous jouerons sous la bannière Quartet news. À côté, Francine, 60 ans, retraitée cadre de la fonction publique, s'est jointe à un groupe qu'elle ne connaissait pas. "Je viens aussi pour rencontrer des gens", confie-t-elle.

Le bar est plein. A vue d'oeil, il doit y avoir une soixantaine de personnes, d'une moyenne d'âge de 35 ans.

La feuille de réponse, aussi bien goupillée qu'une copie d'examen.


L'animateur, Tony Champclos, file une fiche aussi bien goupillée qu'une copie d'examen, sur laquelle on pourra inscrire nos réponses.
C'est parti pour deux manches de quinze questions, entrecoupées d'une pause d'un quart d'heure. L'ambiance est quasi celle d'un jeu télévisé. Au micro, l'animateur répète deux fois les questions. Les temps de réponse sont chronométrés. Presque pas de bruit dans l'assistance, juste les chuchotements des participants qui se concertent. Les portables, considérés comme vecteur de tricherie, sont interdits.
À la fin, Tony Champclos récupère les copies. Celle de mon équipe sera corrigée par des concurrents. Une fois les points attribués, l'animateur établit un classement. Le groupe gagnant repart avec une tournée gratuite.

Fort Boyard et blague Carambar

"Le questionnaire est réalisé pour que chacun puisse répondre à au moins une question, rapporte l'animateur. Il balaye une kyrielle de disciplines :  académiques - histoire, géo, math, orthographe, - ou non - gastronomie, publicité, traduction, automobile."
" Le quiz s'équilibre bien entre questions casse-tête et questions faciles", témoigne Alain, 39 ans, ingénieur en informatique et participant régulier.

J'ai laissé le soin à mes trois coéquipiers de résoudre le problème du "Compte est bon" - comme dans Les Chiffres et les lettres, cinq chiffres sont donnés, ainsi qu'un résultat, il faut trouver les opérations pour arriver à celui-ci. Pareil pour reconnaître les morceaux diffusés lors de l'épreuve blind test. Ma culture musicale n'a pas été réinitialisée depuis quelques années.

Grande concentration nécessaire...


Certaines questions nous ont laissés KO : Quelle est la particularité de la commune de Rochefourchat ? Elle ne compte qu'un seul habitant. Quel bois mi-dur, issu du Nord asiatique, est aussi appelé bois de fer ? Le teck
D'autres nous ont paru facile : Quel artiste français, musicien, pianiste, chanteur, compositeur et arrangeur est mort en août 1992 ? Michel Berger. Quel physicien et astronome a été réhabilité, par le Vatican, le 31 octobre 1992, 359 ans après son procès ? Galilée.


De façon originale, une grande partie des questions se réfère aux jeux de société présents dans le bar. Sky my husband : Retrouver l'expression anglaise originale à partir de sa traduction française, soldat arc-en-ciel. Rainbow warrior.

Honolulu : Classer les villes suivantes, selon leur position géographique, de la plus à l'ouest à la plus à l'est : Washington, San Salvador, Georgetown.  Georgetown, Washington, San Salvador.
L'animateur s'inspire aussi des jeux télévisés.  Fort Boyard et "l'Énigme du père Fouras" : Elle commence la nuit, disparaît le jour, et on l'aperçoit deux fois dans l'année. La lettre "n". 
Il ose même la blague Carambar : Quelle la femelle du condors ? La chambre parce que c'est là-qu'on-dort.


On a perdu, mon cerveau est hors-service, les neurones sont en sueur, mais je rentre avec le sentiment d'avoir passer un bon moment. Je reviendrai.


Quiz à l'Heure du jeu, à 20h30, 11, boulevard Magenta, Rennes. Accès gratuit à partir de 4 € de consommation par personne. Réservation conseillée au 02 99 31 43 48.

dimanche 2 novembre 2014

Jazz vocal. "Inviter chaque mercredi un chanteur différent"





Après quelques mois de vacances, la Vocal jam session fait sa rentrée mercredi 5 novembre, à La Cave de L'opéra, bistrot situé en contrebas de la place de la Mairie.
Entretien avec Guillaume Casini, organisateur et créateur de la Jam, mais aussi pianiste et musicien professionnel.

Guillaume Casini (Crédit : Jean-Michel Auclair)


Comment s'organise la Vocal jam session ?


Chaque semaine, j'utilise mon réseau pour inviter un chanteur différent. Le plus souvent, c'est moi qui l'accompagne au piano, avec au moins deux autres instruments : contrebasse et batterie.
Les musiciens viennent en majorité de la région. Ils sont professionnels ou amateurs, le but étant d'ouvrir la jam à un grand nombre d'artistes.
La première partie de soirée est consacrée à l'invité. Nous interprétons six ou sept morceaux de son choix. Ensuite, quiconque du public a envie de jouer ou chanter est le bienvenu sur scène.





Priorité est donnée au jazz ?

Pas seulement, nous élargissons le répertoire à toutes les musiques d'influence afro-américaine : soul, funk, gospel, blues, etc.  Certains vocalistes, comme Marlon Soufflet ou Marion Rouxin, proposent aussi de la chanson française connexe au jazz, comme Nougaro ou Gainsbourg.
On peut même interpréter du Beyoncé si on nous le propose, à nous, instrumentistes, de lui apporter ensuite un arrangement jazzy.







Jam, cela signifie impro...


Oui, les musiciens improvisent un accompagnement au chant, mais il n'y a pas de solo de 20 minutes, comme c'est le cas dans la plupart des bœufs de jazz. Les morceaux restent courts. On peut ainsi en jouer plus et on ne lasse pas le public.







Qui seront les prochains invités ?


Beaucoup de chanteurs rennais, mais pas que. On profitera, comme la saison dernière, que certains artistes de Paris, Nantes ou d'ailleurs se produisent dans le coin pour les inviter. Le 9 avril dernier, on a même réussi à faire venir Marvin Parks, célèbre voix américaine du jazz.
Concernant la programmation à venir, le 5 novembre, nous recevrons Lys Cogui, qui chante par ailleurs dans plusieurs groupes rennais de blues soul ; le 12, Marlon Soufflet ; le 19, Nathalie Herczog ; le 26, Marion Thomas ; le 3 décembre, Stellis Groseil ; le 10, Julien Quarm.
Les musiciens invités sont annoncés chaque semaine sur Facebook

Lys Cogui (DR)



Il y a toujours du monde à vos soirées...


Sans doute parce qu'on a comblé un manque. Quand on a commencé, il y'a environ cinq ans, Rennes comptait pas mal de bœufs instrumentaux. Mais ça tournait toujours autour du même répertoire et, surtout, la voix était quasi absente. Avec la chanteuse Aïda Diène, on a décidé alors de créer une jam vocale. On a démarré au Café des bricoles. L'aventure a duré près de trois ans, avec beaucoup de succès. On s'est produit ensuite à la Mie mobile, au Pink, au Luluberlue.






Marion Thomas






Pourquoi avoir tant bougé ?

A Rennes, c'est de plus en plus dur de trouver un bar qui accepte de donner des concerts, qui plus est chaque semaine. La loi anti-bruit s'est durcie. Il suffit d'un riverain qui se plaigne pour que le bar soit sanctionné. On peut le constater à regret, la programmation de concerts, dans les bistrots, a largement diminué.
Ensuite, et c'est pas toujours facile, il faut trouver un patron de bar qui accepte de nous payer correctement.







Les conditions sont réunies à La Cave de l'Opéra ?

Oui, le patron est réglo et le lieu, agencé comme une grande cave, possède des murs suffisamment épais pour protéger du bruit. Cela fait maintenant deux ans qu'on y joue, on espère que cela va durer.




Vocal jam session. Tous les mercredis, à partir de 21 h, à la Cave de l'Opéra. Entrée libre.






lundi 15 septembre 2014

J'ai testé la visite Odorico par Balades armoricaines.

J'ai testé la balade Odorico, menée par un organisme indépendant de l'office du Tourisme : Balades armoricaines. Pendant deux heures, nous avons sillonné les rues du centre-ville de Rennes, appris à reconnaître la mosaïque, parlé d'Histoire, d'art contemporain et... de foot. Verdict : un excellent moment.


La piscine Saint-Georges recèle de magnifiques mosaïques Odorico


Ne plus prendre Odorico pour du carrelage !

Soyons honnête ! Qui a déjà attribué ces confections à Odorico : le sol du magasin Kartell (rue Leperdit), de La Poste (République), du bar Le Hiboux (rue Dupont des Loges), le paillasson de la librairie M'enfin (rue Victor Hugo), la façade de la pharmacie bleue (rue Rallier du Baty)  ?

 C'est en suivant la visite que je l'ai appris. J'ai eu presque honte. Je suis passée devant des milliers de fois, j'ai même marché dessus sans en mesurer leur valeur. Pensant qu'il s'agissait d'un simple carrelage ! On ne m'y reprendra plus.
Pour élaborer son itinéraire, qui part de la rue de Léon, monte jusqu'à la place Saint-Anne, pour redescendre rue Duhamel, Anne-Isabelle Gendrot, alias Balades Armoricaines, s'est appuyée sur un ouvrage de référence. Elle a potassé la thèse d'Hélène Guéné. L'universitaire a répertorié et travaillé plusieurs années sur les réalisations de la famille, originaire de Sequals en Italie, et installée à Rennes depuis 1882.

Un incontournable de l'Histoire rennaise.

A Rennes, il serait dommage de ne rien connaître de la mosaïque. Début XXe, le maire Jean Janvier, dans son vaste programme de reconstruction de la ville, en fera un matériau incontournable. Parce qu'"hygiénique et lumineux".
La capitale bretonne n'est certes pas la seule ville à s'en parer. "Mais elle est celle qui a vu la mosaïque s'élever au rang d'art", assure Anne-Isabelle Gendrot.
Et ce grâce à Odorico fils. Son père était un bon artisan sans bagage artistique, qui copiait ses motifs sur catalogue. Isidore fils, qui s'est formé à l'école des Beaux-arts, crée lui-même ses motifs : des cercles et volutes inspiré des Arts déco.
Un bon exemple ? l'immeuble Poirier (7, av Janvier) recouvert de jolis entrelacs de cercles, illuminés par des tesselles en or

L'immeuble Poirier


"Odorico n'a pas réalisé la piscine Saint-Georges"

Anne-Isabelle Gendrot ne pouvait éviter l'édifice qui fait la célébrité d'Odorico. La famille italienne a confectionné avec brio l'intérieur de la piscine : "les magnifiques flaques bleues" plonge les nageurs dans une atmosphère marine
Mais la guide, titulaire d'un master en histoire de l'art, s'agace des incertitudes. "On présente souvent la piscine comme l'oeuvre majeur d'Odorico. Ce n'est pas exact. La piscine est avant tout l'oeuvre de l'architecte Emmanuel Leray. Odorico n'a fait que suivre ses instructions"


Odorico inspire l'art contemporain




Art contemporain et ...football

Odorico, c'est bien joli, mais, personnellement, je trouve ça désuet.
A ce titre, et c'est selon moi la grosse plus-value de cette balade, on apprend que la famille italienne continue d'influencer nos contemporains.

L'art d'abord. Avez-vous déjà remarqué le gros radis qui pousse dans le jardin du Lycée Emile Zola ? C'est une installation en mosaïque d'Ar Furlukin. L'artiste, par ailleurs serveur au Galopin, est obsédé par ce légume. Il rêve d'en installer partout dans la ville.
L'autre écho à Odorico, se trouve place Rallier du baty. A l'orée des terrasses agitées, émerge l'oeuvre de Sylvain Dubuisson, la Chrysalide. La sculpture en forme de cocon strié repose sur un socle en granito, un dérivé des mosaïque décoratives.

Plus inattendu, le Stade Rennais n'aurait peut-être pas cette ampleur sans l'offensive d'Odorico. Isidore fils était un passionné du ballon rond. En 1914, il crée l'équipe des Rouge et Noir. "C'est même lui qui aurait initier la professionnalisation du foot. Il s'est démené pour que le club recrute des joueurs à l'étranger", rapporte la guide.

La maison Odorico entièrement recouverte de mosaïque



Une bonne réponse, un Carambar

J'ai suivi plusieurs visites de Balades Armoricaines, je suis quasi-accro. Pourquoi ? Parce qu'elle m'encourage à en savoir toujours plus.
Anne-Isabelle Gendrot utilise une méthode américaine. Tu réponds bien à ma question - Quand le train est-il arrivé à Rennes ? Quand le fils Odorico est-il mort ? - t'as le droit à un Carambar.

Ce jeu me grise. Pas seulement pour le Carambar. J'avoue, cela flatte l'égo de répondre à un max de questions.

Balades armoricaines : programmes des visites sur www.baladesarmoricaines.fr. Contact : Anne-Isabelle Gendrot au 06 34 47 94 23

dimanche 31 août 2014

Un apéro-conte, ça vous dit ?

Chaque dernier mercredi du mois, à l'heure de l'apéro, le bar L'Artiste assoiffé accueille des conteurs. La scène est ouverte aux expérimentés, ou pas. Oserez-vous vous lancer ? Possible aussi de simplement se laisser embarquer sur les flots d'un monde fabuleux.


Stéphanie embarque le public de L'Artiste assoiffé (archive)

Mercredi, 19 h, c'est l'heure de l'apéro à L'Artiste assoiffé. Un des seuls bars charmants, selon moi, avec L'Atelier de l'artiste, de la place Saint-Anne. La déco de bric et de broc nous enveloppe dans une atmosphère bohème. On a envie de s'y retrouver entre amis autour d'un bon verre de vin

Qui veut se lancer ?

Au fond de la petite salle, la scène se prépare. Les conteurs se concentrent, attendent les derniers arrivés. Une fois par mois, ces raconteurs d'histoires proposent de s'échapper du monde ordinaire. La majorité sont membres de l'association des Tisseurs de contes, La Filois, mais la scène reste ouverte. Quiconque du public, auraient des sornettes à partager, peut se lancer.

D'ailleurs, une jeune spectatrice, débutante, ouvre le bal à 19 h 30. Pas facile, elle tremble. Mais une trentaine de paire d'yeux, accoudés au comptoir ou assis devant la scène, l'encourage. Elle déclame sans accrocs sa fable qu'elle suit du regard sur un papier. Un ourson qui veut à tout prix un petit frère.

Le public se retrouve parfois à participer (archive).


Sac magique et méchants lutins

On reconnaît les plus expérimentés. Une recette immanquable pour appâter les escouades, nous emmener dans des pays lointains.
La gestuelle accompagne les paroles. Sur le plateau, Stéphanie se métamorphose. Elle imite aussi bien Clara, une femme si belle qu'elle en devient vaniteuse, que l'horrible démon qui veut la dépouiller de sa beauté.
Les histoires se font enchanteresses où se côtoient fée, cavalier noir, lutins, pouvoir magique, etc... Une narratrice nous confie l'aventure extraordinaire de Painperlin. L'homme se trouve affublé d'un sac magique. Tout ce qu'il désire - gâteaux, fromages, pièces d'or - se retrouve miraculeusement dans son sac. Le rêve ! Jusqu'à ce que les méchants lutins s'en mêlent.  
Les mots imagés excitent les sens. Lania nous donnent à voir, à sentir, à goûter, les fastes du château du roi Arthur. Lequel, en proie à une malédiction, doit trouver ce que désire une femme le plus au monde. Sinon, il mourra...

Attention à la chute !

Quel suspens ! Chacune des sept histoires racontées finit sur une chute surprise. J'oublie tout - même le mec peu délicat qui oublie le spectacle, et parle trop fort. "Chut !", lui assène l'assistance.
Je retrouve mon âme d'enfant. (C'était pas gagné. Les dessins animés et les contes de fées me laissent froides)


S'amuser de nos défauts

Point d'angélisme, cependant. Les oreilles les plus sensibles pourraient frémir. Certains contes apparemment innocents recèlent des faits cruels - L'avare se retrouve bossu ; le niais cocu ; la laide rejetée -, ou quelques allusions croquignolesques. Au fond, il s'agit simplement, sans le savoir, de s'amuser de nos défauts et désirs inavouables.

21 h, le retour sur la terre ferme se fait en chanson. Le temps passe si vite loin du quotidien.


Apéro-conte, chaque dernier mercredi du mois, à 19 h 30. Rendez-vous à  L'Artiste assoiffé, 4 rue Saint-Louis, Rennes. Gratuit. Renseignements sur le site des Tisseurs de contes, La Filois






jeudi 21 août 2014

Visite guidée du Parlement de Bretagne, bon plan ou pas ?

Admirer l'antre du Parlement de Bretagne n'est pas chose facile. L'accès est fortement limité. Une chance, l'office de tourisme de Rennes propose régulièrement des visites guidées. L'aperçu vaut le détour, mais laisse un goût de trop peu.


Le Parlement de Bretagne


Accès privilégié

C'est une chance de pouvoir accéder au Parlement de Bretagne. Alors qu'il a perdu sa fonction politique à la révolution, il fait aujourd'hui office de cour d'appel. Il a, par exemple, accueilli récemment le très médiatique procès de Maurice Agnelet. De fait, les entrées dans les salles sont extrêmement surveillées et limitées aux groupes encadrées par un guide de l'office de Tourisme


À couper le souffle

La plus belle salle, et la mieux conservée, reste la Grand chambre. Ses décors seraient uniques en France.
Les dorures illuminent la pièce - une couche d'or véritable est posée sur les boiseries. Au plafond, entre les moulures richement sculptées, trônent les peintures allégoriques imaginées par Charles Errard, rien de moins que le fondateur de l'Académie royale de peinture. Amusez-vous à reconnaître  La Justice et la ReligionLa Sagesse chassant la Calomnie, La Bretagne protégeant l'Innocence, etc.
Ne loupez pas la tapisserie disposée au fond de la pièce. Tissée par Les Gobelins, elle représente, de manière fantaisiste, la mort de Duguesclin.
Les oeuvres picturales, réalisées par le Jean-Baptiste Jouvenet, méritent le coup d'oeil dans la salle du Conseil de la Grand chambre. Notamment, Le Triomphe de la Justice sur les Vices, et sur la cheminée, Le Christ sur la croix. D'influence classiques, elles témoignent d'une grande maîtrise du clair-obscur
La salle des Pas perdus impressionne par sa porte monumentale, sur laquelle sont prodigieusement sculptées La Force et La Justice. Et par sa taille : 36,60 mètre de long, 12,80 mètre de large et autant de hauteur.

La Grand Chambre


Se coucher plus intelligent

La visite du monument apporte, par voie de conséquence, un rappel intéressant de l'Histoire de Rennes. En 1675, le parlement a été exilé à Vannes. Et ce pour punir les Rennais pris dans la révolte du Papier timbré, mieux connue aujourd'hui sous le nom de révoltes des Bonnets rouges.
On apprend aussi que le parlement à échapper aux flammes lors de l'incendie de 1720, mais pas en 1994. Le 4 février, alors que la ville est secouée par la grogne des marins-pêcheurs, ces derniers lancent des fusées de détresse. Une d'elles se seraient nichées dans la charpente de l'édifice et auraient flambée la nuit suivante.
Le budget de restauration s'élèvera à 70 millions d'euros. Un record national !

La salle des Assises



Le maître parle à l'élève

C'est très bien, le guide clame clairement son discours. On comprend tout. Cela manque néanmoins d'interactivité. On doit se contenter d'écouter, comme à l'école. La visite serait plus vivante si le conférencier invitait le groupe à participer, posait des questions.

Top chrono !

Le guide possède un temps limité. C'est normal mais ça se sent. Chaque pièce est balayée rapidement, à peine le temps d'apprécier les décors qui demandent de l'attention.
Malgré leur importance, certains pans historiques sont éludés. Il a fallu qu'un visiteur pose la question pour que le conférencier parle des conséquences de l'incendie sur les décors. C'est tout de même intéressant de savoir, par exemple, que 52 toiles ont été sauvées par le gardien, lequel les a percées pour évacuer l'eau que les pompiers ont aspergée.

Du 7 juillet au 31 août, en semaine, à 11 h et 14 h 15, les samedi à 15 h et 15 h 30, les dimanche à 14 h 30 et 15 h. En septembre, horaires variables. Durée : 1 h 30. Tarif de 4,60 € à 7,20 €. Réservation au 02 99 67 11 66, par mail : billetterie@tourisme-rennes.com, ou sur le site de l'Office de tourisme 

mercredi 6 août 2014

Visiter, ou pas, l'expo L'Instant de voir aux Champs Libres ?

L'Instant de voir, c'est la sélection d'une vingtaine d'oeuvres - vidéos et photos - sur le thème de l'eau. Elles ont été crées de 1998 à aujourd'hui par les artistes ayant étudié au Fresnoy, à Tourcoing : l'école d'art audiovisuel à la renommée internationale. Une bonne partie des oeuvres valent le détour, pour leur portée esthétique ou leur visée documentaire. Les autres seraient mieux dans un labo de recherche. Dommage que la scénographie ne soit pas adaptée.

Beau, tout simplement

Manon Le Roy nous livre une magnifique vidéo expérimentale, Continuum, dans laquelle elle a joué, sous l'eau, avec les formes, les ombres et lumières. Comment des corps sculpturales- des danseurs synchronisés plongés et immobilisés dans la piscine Saint Georges, à Rennes - se révèlent-ils dans un univers aqueux et faiblement éclairé ? Un résultat étrange, hypnotique et resplendissant.
 Fom 1 ne saute pas aux yeux. Attention à ne pas la louper ! L'artiste Christian Rizzo projette l'ombre chinoise de son corps en feu sur un mur blanc. Fascinant !
Quand à Laëtitia Legros, elle convoque, dans son court-métrage Entre un oeil et l'autre, les mouvements gracieux d'un danseur sur lequel se calque en direct le geste de sa main qui dessine la chorégraphie.

Oeuvres percutantes

La création de Mohammed Bourouissa, Temps mort,  fout une claque ! La vidéo vaut pour son engagement. Elle révèle les conditions inhospitalières de l'enfermement carcéral. Mais pas seulement, d'autres ont cette vertu documentaire- Faraw ka taama de Seydou cissé, Les eaux de Kapwani Kiwanga, Le pont n'est plus là de Tsaï Ming-liang, etc.
Les conditions dans laquelle elle a été tournée sont originales et admirables. Mohammed Bourouissa est parvenu à transmettre un téléphone portable à un prisonnier. Et ce, afin que l'enfermé puisse lui envoyer des photos de son environnement. La communication ne s'effectue que par SMS. C'est bouleversant, mais sans misérabilisme puisque pas dénué d'autodérision.
Dommage que l'oeuvre de Claire Pollet, Réserve, pourtant fort intéressante, ne soit pas mise en valeur. Le médium utilisé, la photographie, ne permet pas de montrer l'évolution impressionnante de sa création. Elle a cryogénisé tous les livres étudiés pendant son cursus. Puis, a laissé fondre le bloc de glace. Sa bibliothèque idéale a-t-elle survécu ?

Hermétiques

Certaines oeuvres restent impénétrable. En recherchant la vague est a prendre au sens littéral. Gaëtan Robillard expose une étude sur la vague, d'un point de vue philosophique, mathématique et plastique. Il y a certes une réflexion, mais qui semble bornée aux méninges de l'artiste.
De même pour Coagulate, de Mihai Grecu, qui renvoie direct l'artiste dans sa tour d'ivoire. La vidéo d'une anguille, qui agonise hors de l'eau, et du torse nu d'un homme, qui suffoque dans l'eau, a néanmoins le mérite de susciter une émotion : l'angoisse.
 

Mauvaise scénographie

La salle Anita Conti est trop petite pour accueillir 17 oeuvres, dont la majorité sont des vidéos. Résultat : l'impression d'étouffer, laquelle est accentuée par la pénombre. Et la difficulté à se concentrer sur une vidéo, puisqu'on entend aussi le son de celle d'à côté.
Même si Le Fresnoy ne le souhaitait pas - dixit la médiatrice -, plus de médiation aurait été la bienvenue. Certes, l'art peut émouvoir sans explication. Mais, en l'occurrence pour cette exposition, certaines créations, particulièrement difficiles, méritaient ne serait-ce qu'unecontextualisation. Sans forcément rechercher un sens sous-jacent.
En niant ce besoin que peuvent exprimer les visiteurs - particulièrement ceux des Champs Libres -, les artistes risquent d'alimenter cette pensée dangereuse et fausse, à savoir que l'art actuel n'est que snobisme et reproduction de la culture dominante

 

Du 20 juin au 24 août, L'Instant de voir, aux Champs Libres. Tarif de 2 € à 3 €









dimanche 3 août 2014

Les bonnes raisons d'assister, ou pas, à la séance "Le ciel, cette nuit", au Planétarium des Champs Libres.

J'ai testé la séance "Le ciel, cette nuit", au Planétarium des Champs Libres. Installée dans un confortable fauteuil, j'ai pu découvrir ce qui a illuminé la nuit suivant ma visite : étoiles, planètes, constellations...J'étais nulle en astronomie, mais ça, c'était avant...

 
Douillet : Le Planétarium ressemble de près à une salle de cinéma. A la différence que nous sommes installés dans des sièges semi-allongés. Et ce afin de pouvoir admirer l'écran, un dôme de 180°, qui vous surplombe. Attention à bien dormir la nuit précédente, sinon, ce confort, ajouté à la semi-pénombre et aux images apaisantes du ciel étoilé, risque de vous envoyer directement dans les bras de Morphée

Relaxant : Ne vous attendez pas à assister à La Guerre des étoiles ! A part quelques étoiles filantes, le ciel, que nous invite à contempler le Planétarium, est (heureusement) plutôt statique. De même, les quelques satellites que nous suivons ne se tirent pas dessus. Le médiateur distille ses commentaires avec quiétude. Enfin, la bande-sonore empruntée au répertoire classique finit de nous emporter dans un univers serein.
 
Pédagogique : Le dôme-écran du planétarium projette le ciel étoilé de la prochaine nuit. Pendant que vous l'admirez, le médiateur commente. Bravo à lui. Car, moi qui partais quasi de zéro, j'ai tout compris. Ses explications sont incroyablement claires et accessibles. Je pensais m'ennuyer, pas du tout. L'expert rapporte son discours à l'Histoire d'hier et d'aujourd'hui, casse les idées reçues - Non, l'étoile du Berger n'est pas une étoile. Non, le soleil n'explosera jamais - et dynamise la conférence en nous posant des questions.

Salutaire : C'est toujours bienvenu de réapprendre où se trouvent les principales constellations - Grande Ourse, Petite Ourse, Cassiopée, etc -, le Triangle d'été, le Grand carré de Pégase, etc. Car, les étoiles ne sont pas là seulement pour nous émerveiller. Les ancêtres s'en servaient pour se repérer. Si vous vous perdez en forêt, cherchez l'étoile du Nord ! Elle vous aidera à en sortir.

Vertigineux : Et oui, la Terre, sans parler de nous êtres-humains, n'est rien comparée à l'Univers. Les chercheurs ne sachant même pas si celui-ci s'arrête quelque part. Le médiateur, à l'aide d'images et de chiffres, nous ramène vite à notre humble condition. Rien que La Voie Lactée, la galaxie dans laquelle se trouve le système solaire, compte 234 milliards d'étoiles et s'étend sur 100 000 années lumière. Quand à l'Univers, accrochez-vous, compterait quelques centaines de milliards de galaxies comme la nôtre. Sans compter tout ce que l'Homme ne peut et ne pourra peut-être jamais observer !

Public bruyant : Ne pas être allergique aux enfants ! Cette une sortie qui attire les familles. Du coup, les commentaires du médiateur sont parfois parasités par les interventions, certes amusantes, mais envahissantes des marmots. "Mais, y'a pas d'ours dans le ciel !", "maman, j'ai peur dans le noir", "quand est-ce qu'il commence le film ?"

Pratique : "Le ciel, cette nuit", Planétarium des Champs Libres, à Rennes. Durée : 1 heure. Tarif de 3 € à 4, 50 €.

lundi 28 juillet 2014

Les bonnes raisons de suivre, ou pas, la visite guidée aux Etangs d'art

Samedi 19 juillet, j'ai testé la visite guidée aux Etangs d'art, la biennale d'art dans la nature. La balade se fait en groupe. Nous avons parcouru six points d'eaux du Pays de Brocéliande, où se nichaient les installations réalisées par douze artistes professionnels et internationaux.



Allier balade et érudition. Les dix oeuvres, engendrées par douze artistes, sont planquéEs sur six points d'eau du pays de Brocéliande. Pour les trouver, et c'est bien agréable, on marche. Après l'effort, place à la réflexion ou du moins à la contemplation. La guide donne des éléments pour comprendre l'oeuvre et connaître davantage l'artiste. Elle encourage aussi les participants à exprimer leur ressenti.

Plus sympa en groupe. Le samedi où j'ai testé la visite, nous étions une petite vingtaine de participants, de tous âges. Même si les cheveux blancs dominaient largement. Je ne connaissais personne à part trois amis. Pas grave. Après quelques centaines de mètre de marche, nous étions déjà en train de discuter discuter, avec d'autres membres du groupe. Lorsque la guide requiert notre avis sur une oeuvre, que l'on soit d'accord ou pas, c'est enrichissant d'entendre d'autres réactions. Des opinions auxquelles nous n'aurions pas forcément pensé.

Un cadre bucolique. Les étangs du pays de Brocéliande sont de magnifiques écrins de verdure, où la nature jaillit encore. Pour accéder aux oeuvres, nous avons longé les points d'eau au sein d'une flore diversifiée et abondante, via des petits chemin terreux parfois escarpés. Attention d'ailleurs à prévoir des chaussures de marche. J'ai voulu au départ gardé mes sandales, j'ai vite changé d'avis.

Etangs d'art , Philippe Vaz Coatelant , zone d'incertitude
Dix oeuvres à découvrir. Les participants à la visite n'étaient pour la plupart pas férus d'art contemporain. Pourtant, ils ont tous apprécié au moins une installation. Celle de Roland Cros, qui rappelle la bande-dessinée, plaît pour son humour corrosif. La sculpture de Véronique Matteudi fascine. Son personnage tissé à partir de clématite vogue paisiblement sur les flots. L'arbre fantasmagorique de Xavier Rijs invite à la méditation. D'autres demandent peut-être plus de réflexion et de savoir artistique. Comme les dés de Sylvaine et Arnaud De La Sablière qui confère au sybillin poème de Mallarmé. Le château de cartes de Mireille belle accumule les symboles

Trop de voyage en voiture. Le point noire de cette sympathique balade. Plusieurs kilomètres séparent chaque point. Impossible de les parcourir à pied au risque d'y passer la semaine. Sur trois heures de visite nous avons donc passé près d'une heure en voiture. Bien que le covoiturage ait rendu le voyage plus convivial, ce n'est tout de même pas le moyen de transport le plus agréable, surtout en été.

Analyse trop légère. Bien sûr, il ne s'agissait pas de nous faire un cours d'histoire de l'art, néanmoins, les commentaires de la guide ont manqué, selon moi, de profondeur. Elle ne nous a pas dit, par exemple, d'où viennent les artistes, que créent-ils par ailleurs. De même, concernant les oeuvres, nous n'apprenons pas beaucoup plus d'éléments que ceux qui sont affichés sur les cartels. Lesquels informent les visiteurs non-accompagnés d'un guide.

Quand ?  Chaque samedi, du 16 juin au 7 septembre, le festival Etangs d'art organise une visite guidée de 3 h, de 14 h à 17 h
Où ? Départ de la visite guidée au domaine de Trémelin, à Iffendic.
Combien ça coûte ? Gratuit. Inscription à l'office du tourisme du Pays de Monfort. 02 99 09 06 50