Vous avez dans les cartons un projet culturel ou artistique, mais pas les sous pour le financer ? À partir de janvier, Rennes métropole lance, en partenariat avec le site de financement participatif Proarti, l'opération "La dynamo culturelle". Le principe : Rennes métropole attribuera une prime globale complémentaire de 5 000 € aux projets les plus soutenus par les internautes.
Comment ça se passe ? Dans un premier temps, Rennes métropole invite les créateurs à présenter leurs idées à Proarti.
Ensuite, les projets qui répondent aux critères seront présentés sur la page dédiée à l'opération. La collecte auprès des internautes pourra commencer. Elle durera trois mois.
Au final, Rennes métropole récompensera les projets qui sortiront du lot. Elle versera une prime globale de 5 000 €, en complément de ce qu'ils ont déjà récolté.
Plus précisément, seront gratifiés : le projet qui récolte le plus de soutien ; le projet le plus soutenu par les habitants de Rennes métropole ; le projet le plus recommandé ; les quatre projets qui terminent le plus rapidement leur collecte.
Pour être en lice, les initiatives devront répondre à trois principaux critères : s'inscrire dans une démarche culturelle ou artistique innovante ; être portées par des individus ou des associations domiciliés dans les communes de l'agglomération rennaise ; ne jamais avoir bénéficié d'un soutien de Rennes métropole.
À noter, les dates clés de l'opération :
20 janvier : lancement de La dynamo culturelle et premier atelier d'information auprès des habitants et associations intéressés pour proposer un projet.
27 janvier : deux ateliers supplémentaires d'informations.
10 février : journée de rendez-vous d'accompagnement à destination des porteurs de projets.
2 mars : lancement des collectes sur le site proarti.fr
31 mai : clôture des collectes.
Juin : annonce des lauréats des prix de Rennes métropole.
Site de financement participatif : proarti.fr
vendredi 12 décembre 2014
mardi 9 décembre 2014
Borbès : "Je suis un artiste commercial"
À l'heure où il est de bon ton, dans le milieu artistique, de se faire discret, de sélectionner ses lieux d'expo, de vendre cher, le peintre Borbès va à contre-courant. Son but : "Toucher un maximum de gens." "Je suis un artiste commercial et j'assume", glisse-t-il au milieu d'un discours qui file à cent à l'heure. Rencontre avec un homme aussi humble que cabotin, aussi généreux qu'égocentré.
On te voit beaucoup en ce moment ?
Je n'en reviens pas, j'expose aux quatre coins de la France. Neuf lieux accrochent mes tableaux en permanence : le restaurant Coté Patio à Vannes, la résidence hôtelière En Aparte à Porto-Vecchio, le bar-restaurant New Castlenois à Neufchâtel-en-Saosnois, l'opticien à Iffendic, le restaurant Côt& Gourmand à Rennes, etc.
J'expose aussi ponctuellement. En ce moment, je suis à la MJC Caravane à Servon-sur-Vilaine.
Et les galeries ?
J'ai eu des contacts mais avant que ça n'aboutisse... C'est compliqué. On promet de me rappeller et en fait...Les galeries aiment se laisser désirer. J'ai toutefois deux plans pour 2015. J'exposerai à la galerie La Galerie à Audierne et la galerie Seizhard à Rennes.
Comment t'es-tu fait connaître ?
Je me donne à fond. Je vais voir les gens, je les appelle, j'envoie des tonnes de mailing. Je balance toutes mes promos et mes actus sur Facebook et Twitter. Je fais les marchés d'art et les marchés de Noël. Chacun de mes vernissages est un mini événement, avec musique et mise en scène.
Ta démarche ressemble beaucoup à une opération marketing ?
Je suis un artiste commercial et j'assume. Restons humble ! Des Picasso et des Dali, il n'y en a qu'un par siècle. Des peintres comme moi, il y en a plein, alors à chacun sa manière de se démarquer.
Certains me regardent avec dédain quand j'organise des Tombol'art, des vernissages privés sur le même principe que les ventes à domicile. Ou quand je propose des locations de toiles. Mais je m'en fiche puisque ça marche.
Certains artistes, 35 ans de métier, m'ont même approché pour avoir des conseils, m'embaucher comme agent.
Rappelons aussi, qu'au départ, je suis commercial.
C'est quoi être artiste commercial ?
Je veux toucher un maximum de gens. L'art pour tous... Mon but ultime, c'est que 25 % des Français possèdent un jour un Borbès.
Pour cela, je m'inspire des tendances. La mode était au rose fluo l'an dernier, j'en ai introduit dans mes peintures. Résultat : j'en ai vendu cinq. Pour les plus âgés, je vais représenter des paysages marins. Me perdre ? Non, puisque je réinterprète les tendances à ma sauce.
Sinon, j'estime afficher des prix accessibles. Une pièce peut partir pour une centaine d'euros. Sauf une ou deux que j'aime vraiment, celles-là sont à 5 000 €. Si je ne les vends pas, ce n'est pas grave.
Vends-tu beaucoup ?
Certains mois oui. Il y a aussi des mois où je ne vends rien.
Qui achète ?
Il y a de tout : les jeunes, les couples, les sexagénaires, l'hurluberlu du coin, même les "RSAïstes" (récipiendaires du RSA, NDLR).
Tu as 40 ans, la peinture est venue tard...
Il y a une dizaine d'années, même si j'ai toujours eu ça en moi.
J'aime raconter cette anecdote ; elle donne un caractère romantique à mes débuts. J'étais à la maison avec ma fiancée de l'époque. Sur le mur était accrochée une toile de décoration, comme celle que l'on trouve à Ikéa. J'ai voulu me l'approprier. J'ai pris le rouge à lèvres de ma fiancée et j'ai barbouillé le tableau.
Quand mes amis l'ont vu, ils ont dit : "Ce n'est pas de toi ça ?" On préférait me voir comme un rustre que comme un peintre. J'ai sans doute voulu prouver le contraire.
As tu suivi une formation artistique ?
J'ai un doctorat d'"autodidactie" et huit ans d'autisme derrière moi (Rire). Sérieusement, je n'ai même pas le BEPC (Brevet des collèges, NDLR). La technique, la matière, les pigments, je les teste avec les yeux et les mains. Ça vient en faisant ; je n'ai pas peur de me tromper.
J'aime m'aventurer sur les chemins parallèles. Je préfère le couteau et la truelle au traditionnel pinceau. À la place de la toile, je peins sur des supports que j'ai récupérés : bois, tôle, carton, etc.
Tu te qualifies d'ailleurs de peintre instinctif...
Neuf fois sur dix je ne sais pas où je vais. Je peins comme ça vient, rapidement, et je ne reviens jamais dessus. De même pour le nom du tableau, je me donne dix secondes pour le trouver.
La peinture m'empêche de "cérébraliser". Sinon, je cogite sans arrêt. C'est la seule chose pour laquelle je fais des concessions, comme passer des heures à ciseler des arabesques.
Tu parles de violence que tu mets dans ta toile...
Pour moi, peindre c'est du sport. Je me défoule, je transpire. : un coup d'agrafe à gauche, un coup de marteau en bas, des coups de couteau pour appliquer la peinture. Mais, comme j'aime dire, ce sont des gestes violents adoucis par la couleurs. Je suis sensible à l'harmonie des couleurs.
Le style est plutôt abstrait ?
Je dirais plutôt figuro-abstrait. Les peintures représentent quelque chose mais libre à chacun d'interpréter ce qu'il veut. Je ne cherche pas à reproduire la réalité, je laisse cette mission au photographe.
Des projets ?
En décembre, j'enchaîne les marchés de Noël. Sinon, je rêve d'aller vivre à la campagne. Pouvoir, dans une grange, installer un atelier ouvert au public, à côté duquel il y aurait un showroom (lieu d'exposition et de vente, NDLR).
Site internet : borbes.wix.com
On te voit beaucoup en ce moment ?
Je n'en reviens pas, j'expose aux quatre coins de la France. Neuf lieux accrochent mes tableaux en permanence : le restaurant Coté Patio à Vannes, la résidence hôtelière En Aparte à Porto-Vecchio, le bar-restaurant New Castlenois à Neufchâtel-en-Saosnois, l'opticien à Iffendic, le restaurant Côt& Gourmand à Rennes, etc.
J'expose aussi ponctuellement. En ce moment, je suis à la MJC Caravane à Servon-sur-Vilaine.
Et les galeries ?
J'ai eu des contacts mais avant que ça n'aboutisse... C'est compliqué. On promet de me rappeller et en fait...Les galeries aiment se laisser désirer. J'ai toutefois deux plans pour 2015. J'exposerai à la galerie La Galerie à Audierne et la galerie Seizhard à Rennes.
Comment t'es-tu fait connaître ?
Je me donne à fond. Je vais voir les gens, je les appelle, j'envoie des tonnes de mailing. Je balance toutes mes promos et mes actus sur Facebook et Twitter. Je fais les marchés d'art et les marchés de Noël. Chacun de mes vernissages est un mini événement, avec musique et mise en scène.
Ta démarche ressemble beaucoup à une opération marketing ?
Je suis un artiste commercial et j'assume. Restons humble ! Des Picasso et des Dali, il n'y en a qu'un par siècle. Des peintres comme moi, il y en a plein, alors à chacun sa manière de se démarquer.
Certains me regardent avec dédain quand j'organise des Tombol'art, des vernissages privés sur le même principe que les ventes à domicile. Ou quand je propose des locations de toiles. Mais je m'en fiche puisque ça marche.
Certains artistes, 35 ans de métier, m'ont même approché pour avoir des conseils, m'embaucher comme agent.
Rappelons aussi, qu'au départ, je suis commercial.
C'est quoi être artiste commercial ?
Je veux toucher un maximum de gens. L'art pour tous... Mon but ultime, c'est que 25 % des Français possèdent un jour un Borbès.
Pour cela, je m'inspire des tendances. La mode était au rose fluo l'an dernier, j'en ai introduit dans mes peintures. Résultat : j'en ai vendu cinq. Pour les plus âgés, je vais représenter des paysages marins. Me perdre ? Non, puisque je réinterprète les tendances à ma sauce.
Sinon, j'estime afficher des prix accessibles. Une pièce peut partir pour une centaine d'euros. Sauf une ou deux que j'aime vraiment, celles-là sont à 5 000 €. Si je ne les vends pas, ce n'est pas grave.
Vends-tu beaucoup ?
Certains mois oui. Il y a aussi des mois où je ne vends rien.
Qui achète ?
Il y a de tout : les jeunes, les couples, les sexagénaires, l'hurluberlu du coin, même les "RSAïstes" (récipiendaires du RSA, NDLR).
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| Expo à la MJC Caravane, à Servon-sur-Vilaine. |
Tu as 40 ans, la peinture est venue tard...
Il y a une dizaine d'années, même si j'ai toujours eu ça en moi.
J'aime raconter cette anecdote ; elle donne un caractère romantique à mes débuts. J'étais à la maison avec ma fiancée de l'époque. Sur le mur était accrochée une toile de décoration, comme celle que l'on trouve à Ikéa. J'ai voulu me l'approprier. J'ai pris le rouge à lèvres de ma fiancée et j'ai barbouillé le tableau.
Quand mes amis l'ont vu, ils ont dit : "Ce n'est pas de toi ça ?" On préférait me voir comme un rustre que comme un peintre. J'ai sans doute voulu prouver le contraire.
As tu suivi une formation artistique ?
J'ai un doctorat d'"autodidactie" et huit ans d'autisme derrière moi (Rire). Sérieusement, je n'ai même pas le BEPC (Brevet des collèges, NDLR). La technique, la matière, les pigments, je les teste avec les yeux et les mains. Ça vient en faisant ; je n'ai pas peur de me tromper.
J'aime m'aventurer sur les chemins parallèles. Je préfère le couteau et la truelle au traditionnel pinceau. À la place de la toile, je peins sur des supports que j'ai récupérés : bois, tôle, carton, etc.
Tu te qualifies d'ailleurs de peintre instinctif...
Neuf fois sur dix je ne sais pas où je vais. Je peins comme ça vient, rapidement, et je ne reviens jamais dessus. De même pour le nom du tableau, je me donne dix secondes pour le trouver.
La peinture m'empêche de "cérébraliser". Sinon, je cogite sans arrêt. C'est la seule chose pour laquelle je fais des concessions, comme passer des heures à ciseler des arabesques.
Tu parles de violence que tu mets dans ta toile...
Pour moi, peindre c'est du sport. Je me défoule, je transpire. : un coup d'agrafe à gauche, un coup de marteau en bas, des coups de couteau pour appliquer la peinture. Mais, comme j'aime dire, ce sont des gestes violents adoucis par la couleurs. Je suis sensible à l'harmonie des couleurs.
Le style est plutôt abstrait ?
Je dirais plutôt figuro-abstrait. Les peintures représentent quelque chose mais libre à chacun d'interpréter ce qu'il veut. Je ne cherche pas à reproduire la réalité, je laisse cette mission au photographe.
Des projets ?
En décembre, j'enchaîne les marchés de Noël. Sinon, je rêve d'aller vivre à la campagne. Pouvoir, dans une grange, installer un atelier ouvert au public, à côté duquel il y aurait un showroom (lieu d'exposition et de vente, NDLR).
Site internet : borbes.wix.com
dimanche 16 novembre 2014
À Rennes, le quiz de culture générale enivre les bars. J'ai testé
Trois bars ne s'y sont pas trompés. En programmant un quiz de culture générale un soir par semaine, ils s'assurent à chaque fois un succès. Le pionnier, c'est le Synthi (rue de Châteaudun) avec près de 300 éditions. Son quiz du lundi soir, connu pour être le plus pointu, a ses fidèles depuis le début. Également le lundi, celui du Gazoline (rue Nantaise), que l'on dit le plus rock'n roll, rameute surtout ceux qui veulent se cultiver sans se prendre la tête. Enfin, celui de l'Heure du jeu (boulevard Magenta) est tellement prisé qu'il faut réserver sa place .
Pourquoi tant de succès ? J'ai passé une soirée à l'Heure du jeu. Le quiz a lieu tous les mardis.
Verdict : On n'y va pas pour se taper une barre, mais les conditions sont telles qu'il est difficile de ne pas se prendre au jeu. Le temps que les méninges chauffent, on oublie son quotidien.
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| Boire un verre en se cultivant n'est pas une aberration. |
Organisation au cordeau
Le quiz de l'Heure du jeu, considéré comme le mieux orchestré, n'a pas volé sa réputation. Anthony, 28 ans, opérateur de commande au Marché d'intérêt régional (Mir), est accro. Il vient chaque semaine depuis 2012, année de naissance du quiz. "J'en ai essayé d'autres, mais je les trouve moins bien cadrés".
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| L'heure du jeu est plein tous les mardis. |
Le lieu s'y prête : pas ultra chaleureux mais pratique. L'Heure du jeu, qui recèle 650 jeux de société, est pensé comme une ludothèque : table rectangle pour jouer en groupe, décor sobre et pas de musique les soirs de quiz.
Le jeu commence à 20h30 tapante, une fois les équipes formées. Elles doivent comporter trois à quatre personnes. Avec mes trois acolytes, nous jouerons sous la bannière Quartet news. À côté, Francine, 60 ans, retraitée cadre de la fonction publique, s'est jointe à un groupe qu'elle ne connaissait pas. "Je viens aussi pour rencontrer des gens", confie-t-elle.
Le bar est plein. A vue d'oeil, il doit y avoir une soixantaine de personnes, d'une moyenne d'âge de 35 ans.
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| La feuille de réponse, aussi bien goupillée qu'une copie d'examen. |
L'animateur, Tony Champclos, file une fiche aussi bien goupillée qu'une copie d'examen, sur laquelle on pourra inscrire nos réponses.
C'est parti pour deux manches de quinze questions, entrecoupées d'une pause d'un quart d'heure. L'ambiance est quasi celle d'un jeu télévisé. Au micro, l'animateur répète deux fois les questions. Les temps de réponse sont chronométrés. Presque pas de bruit dans l'assistance, juste les chuchotements des participants qui se concertent. Les portables, considérés comme vecteur de tricherie, sont interdits.
À la fin, Tony Champclos récupère les copies. Celle de mon équipe sera corrigée par des concurrents. Une fois les points attribués, l'animateur établit un classement. Le groupe gagnant repart avec une tournée gratuite.
Fort Boyard et blague Carambar
"Le questionnaire est réalisé pour que chacun puisse répondre à au moins une question, rapporte l'animateur. Il balaye une kyrielle de disciplines : académiques - histoire, géo, math, orthographe, - ou non - gastronomie, publicité, traduction, automobile."
" Le quiz s'équilibre bien entre questions casse-tête et questions faciles", témoigne Alain, 39 ans, ingénieur en informatique et participant régulier.
J'ai laissé le soin à mes trois coéquipiers de résoudre le problème du "Compte est bon" - comme dans Les Chiffres et les lettres, cinq chiffres sont donnés, ainsi qu'un résultat, il faut trouver les opérations pour arriver à celui-ci. Pareil pour reconnaître les morceaux diffusés lors de l'épreuve blind test. Ma culture musicale n'a pas été réinitialisée depuis quelques années.
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| Grande concentration nécessaire... |
Certaines questions nous ont laissés KO : Quelle est la particularité de la commune de Rochefourchat ? Elle ne compte qu'un seul habitant. Quel bois mi-dur, issu du Nord asiatique, est aussi appelé bois de fer ? Le teck
D'autres nous ont paru facile : Quel artiste français, musicien, pianiste, chanteur, compositeur et arrangeur est mort en août 1992 ? Michel Berger. Quel physicien et astronome a été réhabilité, par le Vatican, le 31 octobre 1992, 359 ans après son procès ? Galilée.
De façon originale, une grande partie des questions se réfère aux jeux de société présents dans le bar. Sky my husband : Retrouver l'expression anglaise originale à partir de sa traduction française, soldat arc-en-ciel. Rainbow warrior.
Honolulu : Classer les villes suivantes, selon leur position géographique, de la plus à l'ouest à la plus à l'est : Washington, San Salvador, Georgetown. Georgetown, Washington, San Salvador.
L'animateur s'inspire aussi des jeux télévisés. Fort Boyard et "l'Énigme du père Fouras" : Elle commence la nuit, disparaît le jour, et on l'aperçoit deux fois dans l'année. La lettre "n".
Il ose même la blague Carambar : Quelle la femelle du condors ? La chambre parce que c'est là-qu'on-dort.
On a perdu, mon cerveau est hors-service, les neurones sont en sueur, mais je rentre avec le sentiment d'avoir passer un bon moment. Je reviendrai.
Quiz à l'Heure du jeu, à 20h30, 11, boulevard Magenta, Rennes. Accès gratuit à partir de 4 € de consommation par personne. Réservation conseillée au 02 99 31 43 48.
dimanche 2 novembre 2014
Jazz vocal. "Inviter chaque mercredi un chanteur différent"
Après quelques mois de vacances, la Vocal jam session fait sa rentrée mercredi 5 novembre, à La Cave de L'opéra, bistrot situé en contrebas de la place de la Mairie.
Entretien avec Guillaume Casini, organisateur et créateur de la Jam, mais aussi pianiste et musicien professionnel.
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| Guillaume Casini (Crédit : Jean-Michel Auclair) |
Comment s'organise la Vocal jam session ?
Chaque semaine, j'utilise mon réseau pour inviter un chanteur différent. Le plus souvent, c'est moi qui l'accompagne au piano, avec au moins deux autres instruments : contrebasse et batterie.
Les musiciens viennent en majorité de la région. Ils sont professionnels ou amateurs, le but étant d'ouvrir la jam à un grand nombre d'artistes.
La première partie de soirée est consacrée à l'invité. Nous interprétons six ou sept morceaux de son choix. Ensuite, quiconque du public a envie de jouer ou chanter est le bienvenu sur scène.
Priorité est donnée au jazz ?
Pas seulement, nous élargissons le répertoire à toutes les musiques d'influence afro-américaine : soul, funk, gospel, blues, etc. Certains vocalistes, comme Marlon Soufflet ou Marion Rouxin, proposent aussi de la chanson française connexe au jazz, comme Nougaro ou Gainsbourg.
On peut même interpréter du Beyoncé si on nous le propose, à nous, instrumentistes, de lui apporter ensuite un arrangement jazzy.
Jam, cela signifie impro...
Oui, les musiciens improvisent un accompagnement au chant, mais il n'y a pas de solo de 20 minutes, comme c'est le cas dans la plupart des bœufs de jazz. Les morceaux restent courts. On peut ainsi en jouer plus et on ne lasse pas le public.
Qui seront les prochains invités ?
Beaucoup de chanteurs rennais, mais pas que. On profitera, comme la saison dernière, que certains artistes de Paris, Nantes ou d'ailleurs se produisent dans le coin pour les inviter. Le 9 avril dernier, on a même réussi à faire venir Marvin Parks, célèbre voix américaine du jazz.
Concernant la programmation à venir, le 5 novembre, nous recevrons Lys Cogui, qui chante par ailleurs dans plusieurs groupes rennais de blues soul ; le 12, Marlon Soufflet ; le 19, Nathalie Herczog ; le 26, Marion Thomas ; le 3 décembre, Stellis Groseil ; le 10, Julien Quarm.
Les musiciens invités sont annoncés chaque semaine sur Facebook
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| Lys Cogui (DR) |
Il y a toujours du monde à vos soirées...
Sans doute parce qu'on a comblé un manque. Quand on a commencé, il y'a environ cinq ans, Rennes comptait pas mal de bœufs instrumentaux. Mais ça tournait toujours autour du même répertoire et, surtout, la voix était quasi absente. Avec la chanteuse Aïda Diène, on a décidé alors de créer une jam vocale. On a démarré au Café des bricoles. L'aventure a duré près de trois ans, avec beaucoup de succès. On s'est produit ensuite à la Mie mobile, au Pink, au Luluberlue.
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| Marion Thomas |
Pourquoi avoir tant bougé ?
A Rennes, c'est de plus en plus dur de trouver un bar qui accepte de donner des concerts, qui plus est chaque semaine. La loi anti-bruit s'est durcie. Il suffit d'un riverain qui se plaigne pour que le bar soit sanctionné. On peut le constater à regret, la programmation de concerts, dans les bistrots, a largement diminué.
Ensuite, et c'est pas toujours facile, il faut trouver un patron de bar qui accepte de nous payer correctement.
Les conditions sont réunies à La Cave de l'Opéra ?
Oui, le patron est réglo et le lieu, agencé comme une grande cave, possède des murs suffisamment épais pour protéger du bruit. Cela fait maintenant deux ans qu'on y joue, on espère que cela va durer.
Vocal jam session. Tous les mercredis, à partir de 21 h, à la Cave de l'Opéra. Entrée libre.
mardi 28 octobre 2014
À Rennes, cinq astuces pour aller au ciné sans se ruiner
"Je ne vais plus au ciné, c'est trop cher". Cette phrase, je l'entends souvent. C'est compréhensible. Aujourd'hui, une place plein tarif au Gaumont s'élève à 10,10 € ; au Cinéville, à 8,50 €. Même à l'Arvor et au ciné TNB, petits cinémas (en taille) classés art et essai, il faut quand même débourser respectivement 8,20€ et 8 €. Ça fait mal.
Mais l'argument ne tient plus quand on fouine un peu. Rennes recèle une kyrielle de bons plans pour se faire une toile à pas cher.
Cette excellente affaire est proposée par l'association Cinémaniacs, le ciné-club de l'université Rennes 1. Seule condition pour en profiter : adhérer à l'association, 5 € le semestre . " A l'heure où les multiplexes envahissent le paysage, il s'agit de rendre accessible le cinéma d'auteur", argue l'asso.
Tous les mardis, à 20 h 30, a lieu une projection, en 35 mm, en version originale, au Diapason. La salle culture du campus de Beaulieu peut accueillir jusqu'à 500 personnes.
La programmation est variée mais exigeante. Et ne concerne que les films sortis du circuit commercial, c'est-à-dire qui ne passent plus en salles depuis au moins un an.
D'ici décembre, on pourra voir :
Renseignements : www.cinemaniacs.fr
Profitez de ce bon plan au ciné Tambour. Payez 20 € par an (48 séances) ou 5 € par demi-semestre (12 séances).
La salle, d'une capacité de 254 places, est hébergée par l'université Rennes 2, sur le campus de Villejean.
Chaque mercredi soir, deux séances sont programmées à 18 h et 20 h 30. Les films sont précédemment présentés par un enseignant, un étudiant ou intervenant extérieur. Il arrive aussi que des réalisateurs ou acteurs viennent rencontrer le public après les projections.
La saison, bâtie par les enseignants en cinéma, l'association Scèn'art et le service culturel de l'université, compte près de 50 films : fictions ou documentaires, courts ou longs-métrages, contemporains ou classiques.
A chaque soirée, sa thématique. Laquelle tourne autour d'un pays, un réalisateur, une époque, un genre, etc.
Par exemple, d'ici décembre : le 5 novembre, soirée "Documentaires d'hier et d'aujourd'hui", avec Pour la suite du monde, à 18 h et Quand je serai dictateur, à 20 h 30 ; le 19 novembre, soirée "Expérimental", avec une projection-conférence de neuf cinéastes contemporains, à 18 h et, à 20 h 30, Le Samouraï, de J-P Melville ; le 10 décembre, soirée "Comédies", avec Le Soupirant, de P. Étaix, à 18 h et, à 20 h 30, The shop around the corner, de E. Lubitsch.
Renseignements et programmation : www.univ-rennes2.fr
L'association Comptoir du doc offre l'occasion, comme son nom l'indique, de voir ou revoir un documentaire. La plupart des séances sont gratuites.
Elles prennent place aux Champs Libres (une fois par mois), dans les bars et salles de quartier de Rennes et ses alentours.
A venir : le 4 novembre, courts métrages, au bar le Mod Koz, à Rennes ; le 5 novembre, Examen d'état, au centre culturel d'Iffendic ; le 8 novembre, L'Harmonie, à la médiathèque de Pacé, etc.
Renseignements : www.comptoirdudoc.fr
Chaque dimanche, le musée de Bretagne, implanté dans les Champs Libres (équipement multi-culturel rennais), projette un documentaire produit dans la région, suivi d'un débat avec le réalisateur.
Les films parcourent le monde pour raconter un parcours extraordinaire, dénicher une histoire insolite ou encore dévoiler une faille de notre société.
Exemples ? Le 16 novembre, Solovski, la bibliothèque disparue : qu'est devenue la bibliothèque du goulag des îles Solovski ? L'écrivain Olivier Rolin a enquêté. Le 14 décembre, Jasmine utilise des personnages animés pour raconter une histoire du passé : celle d'un amour entre le réalisateur et une jeune Iranienne.
Gratuit. Réservation fortement conseillée au 02 23 40 66 00.
Renseignements : www.musee-bretagne.fr
Dans tous les cinémas rennais, il est possible de profiter de tarifs avantageux. Notamment grâce au programme de fidélités.
Au ciné TNB, la carte de cinq places coûte 27 €.
À l'Arvor, c'est 29,5 € le carnet de cinq tickets ; 53 €, le carnet de dix.
Au Gaumont, la carte Pass donne un accès illimité aux séances pour 21,90 € par mois.
Au Cinéville, la carte Ciné-Liberté, pour 16 € par an, donne droit à un tarif réduit pour tous les films.
Mais l'argument ne tient plus quand on fouine un peu. Rennes recèle une kyrielle de bons plans pour se faire une toile à pas cher.
5 € les six mois de cinoche
Cette excellente affaire est proposée par l'association Cinémaniacs, le ciné-club de l'université Rennes 1. Seule condition pour en profiter : adhérer à l'association, 5 € le semestre . " A l'heure où les multiplexes envahissent le paysage, il s'agit de rendre accessible le cinéma d'auteur", argue l'asso.
Tous les mardis, à 20 h 30, a lieu une projection, en 35 mm, en version originale, au Diapason. La salle culture du campus de Beaulieu peut accueillir jusqu'à 500 personnes.
La programmation est variée mais exigeante. Et ne concerne que les films sortis du circuit commercial, c'est-à-dire qui ne passent plus en salles depuis au moins un an.
D'ici décembre, on pourra voir :
Renseignements : www.cinemaniacs.fr
20 € pour 48 séances
Profitez de ce bon plan au ciné Tambour. Payez 20 € par an (48 séances) ou 5 € par demi-semestre (12 séances).
La salle, d'une capacité de 254 places, est hébergée par l'université Rennes 2, sur le campus de Villejean.
Chaque mercredi soir, deux séances sont programmées à 18 h et 20 h 30. Les films sont précédemment présentés par un enseignant, un étudiant ou intervenant extérieur. Il arrive aussi que des réalisateurs ou acteurs viennent rencontrer le public après les projections.
La saison, bâtie par les enseignants en cinéma, l'association Scèn'art et le service culturel de l'université, compte près de 50 films : fictions ou documentaires, courts ou longs-métrages, contemporains ou classiques.
A chaque soirée, sa thématique. Laquelle tourne autour d'un pays, un réalisateur, une époque, un genre, etc.
Par exemple, d'ici décembre : le 5 novembre, soirée "Documentaires d'hier et d'aujourd'hui", avec Pour la suite du monde, à 18 h et Quand je serai dictateur, à 20 h 30 ; le 19 novembre, soirée "Expérimental", avec une projection-conférence de neuf cinéastes contemporains, à 18 h et, à 20 h 30, Le Samouraï, de J-P Melville ; le 10 décembre, soirée "Comédies", avec Le Soupirant, de P. Étaix, à 18 h et, à 20 h 30, The shop around the corner, de E. Lubitsch.
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| Le Soupirant, de Pierre Étaix |
Renseignements et programmation : www.univ-rennes2.fr
Projections gratuites
L'association Comptoir du doc offre l'occasion, comme son nom l'indique, de voir ou revoir un documentaire. La plupart des séances sont gratuites.
Elles prennent place aux Champs Libres (une fois par mois), dans les bars et salles de quartier de Rennes et ses alentours.
A venir : le 4 novembre, courts métrages, au bar le Mod Koz, à Rennes ; le 5 novembre, Examen d'état, au centre culturel d'Iffendic ; le 8 novembre, L'Harmonie, à la médiathèque de Pacé, etc.
Renseignements : www.comptoirdudoc.fr
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| Comptoir du doc aux Champs Libres (Archive) |
Chaque dimanche, le musée de Bretagne, implanté dans les Champs Libres (équipement multi-culturel rennais), projette un documentaire produit dans la région, suivi d'un débat avec le réalisateur.
Les films parcourent le monde pour raconter un parcours extraordinaire, dénicher une histoire insolite ou encore dévoiler une faille de notre société.
Exemples ? Le 16 novembre, Solovski, la bibliothèque disparue : qu'est devenue la bibliothèque du goulag des îles Solovski ? L'écrivain Olivier Rolin a enquêté. Le 14 décembre, Jasmine utilise des personnages animés pour raconter une histoire du passé : celle d'un amour entre le réalisateur et une jeune Iranienne.
Gratuit. Réservation fortement conseillée au 02 23 40 66 00.
Renseignements : www.musee-bretagne.fr
La fidélité récompensée
Dans tous les cinémas rennais, il est possible de profiter de tarifs avantageux. Notamment grâce au programme de fidélités.
Au ciné TNB, la carte de cinq places coûte 27 €.
À l'Arvor, c'est 29,5 € le carnet de cinq tickets ; 53 €, le carnet de dix.
Au Gaumont, la carte Pass donne un accès illimité aux séances pour 21,90 € par mois.
Au Cinéville, la carte Ciné-Liberté, pour 16 € par an, donne droit à un tarif réduit pour tous les films.
Moins cher le matin
Au Gaumont, la place est à 6,90 € avant midi.
Au Cinéville, c'est 4,80 € le matin et le jeudi toute la journée.
Au ciné TNB, le droit d'entrée s'élève à 6,50 € le mercredi.
À l'Arvor, la séance de 11 h coûte 4,60 €.
On évoquera aussi rapidement les tarifs réduits, dans toutes les salles, réservés aux moins de 14 ans (4 €), étudiants, seniors et demandeurs d'emploi.
Enfin, les détenteurs de la carte Sortir ! ne payent que 4 € la séance à l'Arvor et au ciné TNB.
Renseignements : Gaumont Rennes ; l'Arvor ; ciné TNB ; Cinéville Rennes
Renseignements : Gaumont Rennes ; l'Arvor ; ciné TNB ; Cinéville Rennes
mercredi 22 octobre 2014
Rapide florilège des derniers films à voir ou pas.
Pride
Synopsis : Eté 84, alors que Margaret Thatcher est au pouvoir, les mineurs votent la grèvent. Un groupe d'activistes gay et lesbien décident de les soutenir financièrement. Mais le milieu minier, encore très conservateur, a du mal a envisager ce genre d'entraide.
Euphorisant ! Si vous êtes déprimés, jetez-le Prozac et courrez-voir ce film. Une thématique sociale à la Ken Loach, mais un Ken Loach qui aurait pris de la coke. Superbe bande-son, c'est drôle, dynamique, avec des élans d'émotions. J'avoue, j'ai pleuré. Les cérébraux diront que c'est too much.
Mommy
Synopsis : Une femme doit élever seule son fils, un adolescent diagnostiqué hyperactif. Bien que soudé par l'amour, le duo souffre des accès de violence qui émanent du fils. L'aide de l'énigmatique voisine insufflera un nouvel espoir.
Malgré quelques longueurs, l'ingénieux Xavier Dolan ne déçoit pas. Le soir où je suis allée le voir, mes voisins de rangée ont tous versé leur larme, mais pas au même moment.
Difficile de ne pas être touché par le sujet : une tragique histoire d'amour entre une mère et son fils. Il y a notamment une scène vers la fin, qui, parce qu'elle est inconcevable, retourne les entrailles.
Il y a aussi tous ces moments où rien que la musique, la force des relations, la joie qui se dégage, titillent nos émotions.
Gone Girl
Synopsis : A l'occasion de son cinquième anniversaire de mariage, Nick Dunne signale la disparition de sa femme, Amy. Mais ses mensonges et son étrange comportement amènent tout le monde à s'interroger : a-t-il tué sa femme ? Le couple était-il si parfait qu'il le laissait paraître ?
David Fincher livre une oeuvre délicieusement machiavélique, extrêmement bien construite. Il critique, avec noirceur et violence, le mariage. L'hypermédiatisation en prend aussi pour son grade, avec humour et ironie.
Les 2 h 30 passent vite. L'intrigue enchaîne les surprises, et nous plonge toujours plus loin dans la cruauté.
Samba
Synopsis : Samba, Sénégalais en France depuis 10 ans, essaye par tous les moyens d'obtenir des papiers ; Alice est cadre supérieur, épuisée par la dépression. Leur destin vont se croiser au sein d'une association d'aide aux immigrés.
Après avoir lu la critique de Télérama, "le film manque de rythme", j'y suis allée avec tant de réserve, que je ne le jugerais pas si mauvais.
Attention, ce n'est pas le film de l'année, loin de là. À aucun moment je n'ai été touchée. Alors que Charlotte Gainsbourg, bien qu'excellente techniquement, reste un glaçon, Izia Higelin en fait trop. Quant aux réalisateurs d'Intouchable, Toledano et Nakache, ils ne parviennent pas à transposer le difficile quotidien des immigrés.
Ce qui sauve largement le film, c'est l'attachant duo Omar Sy - Tahar Rahim : invariablement poilant.
mercredi 15 octobre 2014
Rentrée littéraire. Un Monde flamboyant mais décevant
J'ai adoré les autres bouquins de Siri Hustvedt ( Un été sans les hommes, Tout ce que j'aimais). Mais le dernier, Un Monde flamboyant, m'a grandement déçue.
Il recèle pourtant tous les ingrédients susceptibles de me séduire. Il parle créativité, psychanalyse et féminisme : Harry, ou Harriet, est une artiste contrariée. Elle reste persuadée que si elle était née munie d'un pénis, sa production aurait plus de succès. Pour le prouver, elle va exposer, laissant croire que ses oeuvres ont été crées par des hommes. Mais le subterfuge va virer au drame psychologique.
La construction est ingénieuse. A chaque chapitre, le témoignage - sous forme de lettre, interview, article ou autres - d'un personnage qui a vécu de près ou de loin "l'affaire Harry". Ce qui laisse éclore des points de vue très différents pour une même intrigue. Revers de la médaille, cela engendre redondances et longueurs.
Dans chacun de ses livres, et c'était jusque là très réussi, Siri Husvedt s'évertue a enrichir ses fictions de références intellectuelles. En l'occurrence, pour Un Monde flamboyant, elle s'appuie, entre autres, sur les théories de Freud, Spinoza, Kierkeggard. Des notions solides mais malheureusement trop absconses. Elles perdent le lecteur. Et ce, malgré les annotations en bas de page.
Il recèle pourtant tous les ingrédients susceptibles de me séduire. Il parle créativité, psychanalyse et féminisme : Harry, ou Harriet, est une artiste contrariée. Elle reste persuadée que si elle était née munie d'un pénis, sa production aurait plus de succès. Pour le prouver, elle va exposer, laissant croire que ses oeuvres ont été crées par des hommes. Mais le subterfuge va virer au drame psychologique.
La construction est ingénieuse. A chaque chapitre, le témoignage - sous forme de lettre, interview, article ou autres - d'un personnage qui a vécu de près ou de loin "l'affaire Harry". Ce qui laisse éclore des points de vue très différents pour une même intrigue. Revers de la médaille, cela engendre redondances et longueurs.
Dans chacun de ses livres, et c'était jusque là très réussi, Siri Husvedt s'évertue a enrichir ses fictions de références intellectuelles. En l'occurrence, pour Un Monde flamboyant, elle s'appuie, entre autres, sur les théories de Freud, Spinoza, Kierkeggard. Des notions solides mais malheureusement trop absconses. Elles perdent le lecteur. Et ce, malgré les annotations en bas de page.
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